Histoire du Séminaire

Situation des lieux

Situé sur une ancienne briqueterie dans le quartier de Saint-Maurice des Champs, le séminaire s’étend sur une superficie de 34.000 m2 sur une surface bâtie de 4.900 m2.

 

Origine du projet

Monseigneur LIENART, nouvel évêque du diocèse de Lille, envoya, le 3 mars 1929, une lettre à ses prêtres exposant son projet de construction d’un séminaire et souhaita que le clergé apporte sa souscription personnelle avant de faire appel aux généreux donateurs du diocèse. Cet appel alla droit au cœur des prêtres qui y répondirent largement. Les fidèles suivirent l’exemple et les dons affluèrent.

 

Réalisation

séminaire 244 séminaire 244  Les travaux de construction ont été confiés aux architectes Paul VILAIN et Jacques SEREX. Le 29 mars 1930 la première pierre est posée en présence de l’évêque Monseigneur Achille LIENART et d’une foule très nombreuse. Différents corps de métiers se succédèrent pendant 18 mois. L’inauguration a lieu le 28 septembre 1931 en présence de l’évêque de Lille alors devenu le Cardinal LIENART, accompagné de son auxiliaire Monseigneur JANSOONE. Une foule immense se presse pour assister à la cérémonie. Quelques semaines après, le premier supérieur, le vicaire général Paul DUTHOIT accueille environ 150 séminaristes. Ils seront 300 en 1940 ; le séminaire de Merville ayant été réquisitionné par les troupes allemandes.

 

 

 

Description de la façade

Dès l’entrée, voici que Notre Dame de la Treille (très chère aux Lillois) accueille ses fils. Sur ses genoux, elle tient l’Enfant Jésus et, dans sa main, le sceptre de bonté. Gardienne de la maison, elle la protège, l’inscription : « Posuerunt me custodem » qui se traduit par : « Ils m’ont prise comme gardienne » nous le confirme. Au pied de la Vierge, on trouve les armoiries du Cardinal LIENART, fondateur du séminaire. De chaque côté, des compositions décoratives gravées à même le ciment frais, œuvres de BORREWATER, dévoilent bien vite leur secret aux visiteurs curieux.

 

La fleur de lys, c’est Lille, le lion, c’est la Flandre.

A gauche : l’archidiaconé de Lille avec ses canaux bordés de peupliers, les hautes cheminées toujours fumantes de ses usines, est représenté par la silhouette de trois églises : Saint Maurice de Lille, Saint Martin de Roubaix et Saint Christophe de Tourcoing.

A droite : l’archidiaconé des Flandres, ce sont les moissons blondes et les gras pâturages, les fermes blanches aux toits de chaume, les moulins de Cassel. On y aperçoit les antiques églises de Saint Eloi à Dunkerque, Saint Eloi d’Hazebrouck dont la flèche ajourée servit de modèle à tant de clochers flamands.

Ainsi donc, aux yeux du jeune séminariste, apparaît déjà sa lointaine mission auprès des âmes. Ses paysages qu’il vient de quitter, il les retrouvera plus tard lorsque ses études terminées, il accomplira son ministère.

Tout là haut sous la croix rayonnante, la devise du séminaire : « spes messis in semine » qui se traduit par : « l’espoir de la moisson est dans la semence » qui deviendra la sienne.