Notre devise : "Spes messis in semine"

La devise du séminaire : "L'espérance de la moisson est dans la semence"

 

« L’espérance de la moisson est dans la semence. » C’est la devise de notre maison.

 

L’image de la semence appelle au moins 7 passages de l’évangile qui nous ouvrent autant de pistes pour regarder les dispositions spirituelles avec lesquelles nous pouvons vivre notre formation au séminaire.

Cette devise rappelle d’abord la parabole du semeur : un séminaire, c’est une « pépinière », le lieu où l’on sème la Parole de Dieu (Luc 8,11). Il nous appartient de veiller à notre disponibilité à la recevoir, de démasquer les pierres, les ronces ou les épines pour que le don de Dieu puisse donner en nous toute sa mesure. C’est le travail de conversion que nous sommes appelés à faire jour après jour.

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Même la plus petite de toutes les graines peut devenir un arbre splendide, si bien que tous les oiseaux du ciel viennent y faire leur nid (Mt 13,32). Cela nous invite à faire très attention à notre discernement : ce qui est grand pour Dieu n’est pas forcément ce à quoi on penserait spontanément.

 

L’image de la semence nous invite aussi à la patience : ce n’est pas en tirant sur les branches d’un arbre qu’on le fait grandir pour qu’il porte des fruits plus vite, mais en nourrissant patiemment le sol. Cela prend du temps :« Maître, laisse-le cette année encore, le temps que je creuse tout autour et que je mette du fumier » (Lc 13,8).

Il nous faut aussi parfois accepter que le bon grain et l’ivraie puissent pousser ensemble jusqu’à la moisson, il faut de

temps en temps supporter la mauvaise herbe pour ne pas arracher le blé (Matthieu 13,24-30). Cela demande beaucoup d’humilité.

 

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L’apôtre Paul nous rappelle que nous sommes « le champs de Dieu » et que, quelque soit celui qui plante ou qui arrose, « C’est Dieu qui donne la croissance. » (1 Cor 3,6-9). C’est une invitation à la confiance.

Saint Jean nous enseigne que le grain de blé doit accepter de mourir pour porter du fruit (Jn 12,24). C’est le principal défi pour un séminariste : se désapproprier de son projet personnel pour le remettre dans les mains de l’Eglise, entrer dans une démarche d’obéissance pour aller là où elle nous enverra. C’est faire l’expérience que d’un renoncement, comme celui de fonder une famille ou d’avoir une carrière prometteuse, jaillit un surcroît de vie et de joie, non seulement pour nous, mais aussi pour ceux après de qui nous serons envoyés.

Mais il ne faut pas oublier que le plant n’est pas fait pour rester dans « la pépinière », sa vocation c’est la mission, c’est d’être replanté pour s’enraciner dans son diocèse : c’est le sens de l’incardination qui est sans doute l’une des marques les plus importantes du ministère de prêtre diocésain.

Extraits de l’homélie de rentrée du Père Jean-Luc Garin,

le lundi 10 septembre 2012.