Situé sur une ancienne briqueterie dans le quartier de Saint-Maurice des Champs, le séminaire s’étend sur une superficie de 34.000 m2 sur une surface bâtie de 4.900 m2.
Monseigneur LIENART, nouvel évêque du diocèse de Lille, envoya, le 3 mars 1929, une lettre à ses prêtres exposant son projet de construction d’un séminaire et souhaita que le clergé apporte sa souscription personnelle avant de faire appel aux généreux donateurs du diocèse. Cet appel alla droit au cœur des prêtres qui y répondirent largement. Les fidèles suivirent l’exemple et les dons affluèrent.
Dès l’entrée, voici que Notre Dame de la Treille (très chère aux Lillois) accueille ses fils. Sur ses genoux, elle tient l’Enfant Jésus et, dans sa main, le sceptre de bonté. Gardienne de la maison, elle la protège, l’inscription : « Posuerunt me custodem » qui se traduit par : « Ils m’ont prise comme gardienne » nous le confirme. Au pied de la Vierge, on trouve les armoiries du Cardinal LIENART, fondateur du séminaire. De chaque côté, des compositions décoratives gravées à même le ciment frais, œuvres de BORREWATER, dévoilent bien vite leur secret aux visiteurs curieux.
La fleur de lys, c’est Lille, le lion, c’est la Flandre.
A gauche : l’archidiaconé de Lille avec ses canaux bordés de peupliers, les hautes cheminées toujours fumantes de ses usines, est représenté par la silhouette de trois églises : Saint Maurice de Lille, Saint Martin de Roubaix et Saint Christophe de Tourcoing.
A droite : l’archidiaconé des Flandres, ce sont les moissons blondes et les gras pâturages, les fermes blanches aux toits de chaume, les moulins de Cassel. On y aperçoit les antiques églises de Saint Eloi à Dunkerque, Saint Eloi d’Hazebrouck dont la flèche ajourée servit de modèle à tant de clochers flamands.
Ainsi donc, aux yeux du jeune séminariste, apparaît déjà sa lointaine mission auprès des âmes. Ses paysages qu’il vient de quitter, il les retrouvera plus tard lorsque ses études terminées, il accomplira son ministère.
Tout là haut sous la croix rayonnante, la devise du séminaire : « spes messis in semine » qui se traduit par : « l’espoir de la moisson est dans la semence » qui deviendra la sienne.
Sur les murs extérieurs de la chapelle vous pouvez admirer six mosaïques de Lucien JACQUES, ingénieur diplômé de l’école de Sèvres, représentant Saint Pierre, Saint Matthieu, Saint Marc, Saint Luc, Saint Jean et Saint Paul. Elles sont fabriquées à partir d’éléments de céramique d’environ 10 cm2. Les couleurs sont restreintes mais franches, les dessins précis et très simples. A l’opposé des mosaïques, la bibliothèque s’élève d’un seul jet du premier au troisième étage. Au flot de lumière dont l’inonde une verrière immense, s’ajoutent les rayons diffus que les cabochons translucides de la voûte laissent tomber sur les tables chargées de livres. La bibliothèque est pour le séminariste un instrument de travail les plus précieux. Sous la conduite prévenante du bibliothécaire Bruno DELORME, les étudiants s’y succéderont en quête de documents, de revues, de collections. Ainsi se trouve mise à leur disposition toute la pensée chrétienne dont l’expression fut si riche ces dernières années. Sur ses murs, on peut admirer l’ancêtre dont l’origine se perd dans la nuit des âges ; le vieux cadran solaire s’efforce de donner l’heure exacte. Afin de le rendre éloquent, on proposa mille formules plus ou moins originales ; finalement, c’est une parole de l’Ecriture Sainte qui l’emporta : « Notre vie est le passage d’une ombre ».
Le cloître sans base ni chapiteau, ses cent colonnes sont, soit isolées, soit accouplées. Il abrite 2.945 m2 de pelouses et de parterres. Ses longs couloirs silencieux sont propices au recueillement et à la prière.
Le séminaire possède également un terrain de volley et un terrain de football qui est utilisé également par le club de la Louvière.